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reputation war 2014 300x145 Reputation War 2014   résumé
LesNews était présent à la deuxième édition de la conférence Reputation War 2014. Organisée par Christophe Ginistry, et portant sur le thème "foules sentimentales", la conférence s'est focalisée sur les phénomènes sociaux émergents que génèrent les nouveaux moyens de communication numérique. Cette édition 2014 s'est déroulé au Théâtre des Variétés, un cadre très dramatique pour traiter des sentiments.

Tony Appleton, le crieur de rue qui a annoncé la naissance du prince George devant 250 millions de téléspectateurs, a ouvert la conférence. Il a introduit le thème "foules sentimentales" en rappelant en quoi la mise en scène et l'opportunisme est une part importante de la communication. Christophe Ginistry a ensuite rejoint les planches pour échanger avec le crieur britannique.

Hisham Zazzou, ministre du tourisme égyptien, a ensuite pris la parole pour décrire la situation catastrophique du tourisme en Égypte aujourd'hui. Il a illustré la mauvaise réputation de l'Égypte sur internet, identifiée comme la cause principale du déclin du tourisme de son pays (forte insécurité). Le pays a réagi en orchestrant une grande campagne d'e-réputation pour rassurer les consommateurs internationaux. Le ministre a ensuite diffusé des clips vidéo idéalisant la vie et les vacances en Égypte, en martelant : "see, does this look like a country in turmoil?" No comment.

Guillaume Brossard, co-fondateur de Hoaxbuster.com, a ensuite pris la parole pour disserter sur l'info et l'intox. Pour Guillaume Brossard, nous ne partageons que les infos auxquelles nous croyons, une idée qui mérite d'être approfondie. Il a également expliqué avoir été joint par les avocats de Julie Gayet il y a quelques mois pour retirer les rumeurs Hollande-Gayet qui circulait déjà sur Hoaxbuster. Selon Brossard, nous sommes parfois amenés à partager des fausses informations car elles nous ont ému.

Bruno Jeanbart, PDG d'Opinionway, a ensuite pris la parole pour présenter les résultats d'une toute nouvelle étude : 49% des personnes sondées expriment de la méfiance vis-à-vis des média en ligne. 42% des Français pensent qu'une rumeur cache une vérité. 72% pensent que les réseaux sociaux ne véhiculent pas une information crédible. 63% pensent qu'interner facilite la propagation de la rumeur. Les rumeurs sont liées au contexte socioéconomique de la société dans laquelle elle évolue (les Français ne croient pas aux théories du complot du 11 septembre, mais ils croient à 34% que la ville de Seine Saint-Denis est payée par ses voisins pour accueillir des populations issues de l'immigration).

Eric Walter, secrétaire général de l'Hadopi, et Philippe Spanghero, membre de la famille Spanghero dont l'entreprise homonyme a été impliquée dans le scandale de la viande de cheval, sont ensuite intervenus sur les questions de réputation personnelle. Philippe Spanghero affirme avoir repris en main le contrôle de l'image du nom de sa famille grâce à Twitter, en y diffusant ses éléments de langage. La famille Spanghero a viré ses communicants web pour préserver la sincérité de leur communication. Eric Walter a subi un déchaînement sur les réseaux sociaux suite à sa nomination à l'Hadopi. Eric Walter a dû séparer ses profils sociaux professionnels et personnels pour éviter les amalgames et retrouver une voix personnelle distincte de son employeur.

Jacques-Emmanuel Saulnier, directeur de la communication et porte parole du groupe Total, est intervenu sur les questions de réputation de son entreprise. Pour Saulnier, il faut distinguer une crise d'une guérilla d'un fail. Il s'est ensuite adonné à un jeu de questions-réponses avec l'audience, et a tenu un discours ouvert mais sans surprise.

Henri Verdier, directeur d'Etalab et auteur de l'Age de la Multitude, a ensuite pris le micro. Dans sa quête sur la gestion de la multitude (la foule), il s'est posé la question "comment Wikipedia parvient-il si bien à canaliser la multitude?"

Après la pause déjeuner, Julien Villeret, directeur de la communication chez SFR, a pris le micro pour dissecter la stratégie de communication déployée par Free lors de son arrivée sur le marché des opérateurs, une communication essentiellement axée sur l'émotion, et que les journalistes ont qualifié de "Freenami".

A suivi l'intervention de Denis Pingaud, auteur de "L'homme sans com", qui pose la question "pourquoi François Hollande ne parvient-il pas à créer un attachement?" Pour Pingaud, il manque à Hollande une stratégie de storytelling politique, se créer un personnage, et ainsi entrer en contact avec les foules sentimentales.

L'américain Robert Phillips, co-fondateur de Jericho Chambers, a pris la parole pour parler de l'activisme, au terme anglophone du terme, c'est-à-dire l'implication liée à une cause. Phillips affirme que les relations presse/publiques ne peuvent plus à elles seules contenir les attentes des citoyens. Il encourage l'adoption d'un modèle de "public leadership", de proactivité pour répondre aux attentes des citoyens : "la confiance n'est pas un message mais le fruit d'un effort".

Il a été suivi par un autre américain, Paul Hilder, vice-président Global Campaign chez Change.org, qui a axé son discours sur le "pouvoir des cœurs". La solidarité crowdsourcée est un élan de changement et de progrès incomparable à ce que l'humanité a connu jusqu'ici. Il a pris les exemples des boyscouts aux Etats-Unis qui ont utilisé change.org pour faire voter des droits au regard des homosexuels au sein de leur organisation, des éco-citoyens qui ont mobilisé l'opinion des média autour de la responsabilité d'Eram dans la déforestation, ...

Adrien Sergent, initiateur du mouvement Les Poussins, a également été invité pour partager le succès de sa campagne pour défendre les intérêts des auto-entrepreneurs. Adrien Sergent a utilisé Change.org pour donner de la visibilité à sa cause. Aujourd'hui, sa pétition a collecté 125 000 signatures, et Adrien Sergent est consulté par des politiques autour du sujet de l'auto-entrepreneuriat.

L'invité suivant, Alexandre Boucherot, fondateur de Ulule.com, a ensuite pris le micro pour parler de la collecte de fonds sur internet. Il affirme que la réputation est le moteur et la garde-fou du crowdfunding. L'internaute peut aujourd'hui se définir également par rapport au soutien qu'il apporte aux autres sur internet.

Raphael Sergeant, directeur de la veille de Netscouade, est revenu sur certains buzz et bad buzz qui ont marqué 2013, en analysant les mécanismes psycho-sociaux ("cristallisation émotionnelle") qui sous-tendent à ces phénomènes de foule.

Récapitulatif de notre live-tweet :

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Xavier Vespa

Xavier Vespa

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